|
La ligue Centre-Val de Loire FCD est attentive à la prévention des violences Sexistes et Sexuelles (VSS). Quelques chiffres pour appréhender ce phénomène : - 94 % des athlètes de haut niveau déclarent avoir été soumis à l’emprise d’entraineurs, (source : enquête ministère chargé des sports)
- 80 % des dossiers d’assises concernent des viols sur mineurs (source : Centre d’accès au droit)
Comment faire pour lutter contre ces violences ? En les étudiant et en luttant. Tout commence par une phase d’emprise. Le harceleur, un moniteur, un bénévole ou un simple licencié, une personne va d’abord séduire sa (ses) victime(s) et même son entourage (parents, amis). Le harceleur va progressivement imposer ses choix de méthode d’entraînement, de sélection de compétitions, de régime alimentaire, ses moyens de transport et la victime va progressivement devenir dépendante. La victime ressent ensuite un sentiment de déstabilisation, avant d’être totalement sous contrôle : elle n’est plus en mesure de penser que ce qu’elle fait, ou que ce qu’elle subit est normal ou moral. Des victimes sidérées La sidération, est un état de défense du cerveau défini par une alternation brutale qui empêche toute pensée rationnelle et qui interdit de réagir. Le cerveau doute … « Est-ce que cela m’est bien arrivé ? » La victime ne parle pas des faits pendant parfois plusieurs années. Les victimes disposent aujourd’hui de moyens pour obtenir réparation. Le signalement peut intervenir parfois plusieurs années après les faits. 3 procédures peuvent être initiées, éventuellement simultanément : - Judiciaire par dépôt de plainte,
- Administrative à signal-sports@sports.gouv.fr (permet notamment la suspension immédiate d’un éducateur sportif)
- Fédérale
La FCD a mis à jour le 1er juillet 2026 la procédure « Évènement grave » pour les clubs de la défense - 2026/2027, qui est applicable notamment aux : - Actes de violences et agressions physiques,
- Faits de harcèlement, de violences ou discriminations.
Ainsi, une victime licenciée FCD peut solliciter, selon les cas, son club ou sa ligue afin de communiquer officiellement les faits, dates, personnes impliquées (victime et auteur présumé). Devant la complexité des procédures, et les délais avant réparation qui durent parfois plusieurs années, il est recommandé aux victimes de solliciter une aide du Centre d’accès au droit par téléphone au 3039. Diverses associations d’aides aux victimes sont également utiles.
|